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Genève, le 16 avril 2005
Politique de croissance: Votre lettre du 8 avril 2005 Cher Monsieur ..., Ci-joint vous recevez une copie de la réponse à votre lettre du 8.4.05 du seco concernant la politique de croissance, envoyée directement au conseiller fédéral, Monsieur Joseph Deiss. En discutant votre lettre du 8.4.05, une personne a remarqué que les économistes ont le problème principiel que le débat sur la croissance scie aux jambes de la siège de la discipline. Une observation justifiée, il me semble, pour deux raisons. D'abord, dans le berceau de sa discipline on est supporté par ses mentors et les structures. Ceci le rend difficile de changer sa position d'observation afin d'examiner une question scientifiquement pré-disciplinaire. On a la tendance de prendre recours aux réponses connues et habituelles, sans cependant mettre celles-ci en question. Puis, en examinant ce sujet controversiel, on risque mettre son propre travail en question et de devoir changer sa position dans la vie. Ceci peut avoir des conséquences bouleversantes. J'ai vécu ceci moi-même. Quand, vers 1982, à l'âge de 40, le Waldsterben était un thème actuel, j'ai raisonné que c'est moi qui contribue à la pollution atmosphérique. Je ne voulais pas risquer de ne pas pouvoir répondre à mes enfants, s'ils demanderaient 25 ans plus tard: "Qu'est-ce que tu as fait, en son temps?" Alors, arrivé à ce point, je n'avais plus de choix et j'ai quasiment dû vendre ma voiture, étant le plus grand objet consommateur renonciable, représentant un quart de mon budget. Ensuite, j'avais la "chance" de devoir divorcer et de pouvoir choisir mon chemin sans trop de restraintes familiales. Ce problème j'ai récemment discuté avec plusieurs personnes, âges autour de 30 à 40, qui se trouvent complètement dans et dépendant de leurs vies professionelles et familiales. Quoi faire alors, quand on reconnaît que notre développement ne peut pas continuer parce qu'il existe des limites? Je me rends compte, cher Monsieur ..., que cette lettre dépasse le genre de correspondance standard. Elle est écrite dans mon souci de comprendre l'autre et de trouver des solutions faisables et transdisciplinaires pour le problème que je considère moi comme primordiale, celui de la durabilité. Dans cette esprit je vous prie de croire, cher Monsieur ..., l'expression de mes sentiments les meilleurs.
Ansprache vom 1.1.2004 vom Bundespräsidenten Brief vom 14.1.2004 an den Bundespräsidenten Antwort vom 17.2.2004 Unser Antwortbrief vom 28.3.2005 an Herrn Bundesrat Joseph Deiss Eine alternative Antwort an Herrn Bundesrat Joseph Deiss Réponse du 8.4.05 du seco Notre lettre du 16.4.05 au seco Unser Brief vom 16.4.2005 an Herrn Bundesrat Joseph Deiss table de croissance discussion sur la croissance |
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